Exposition professionnelle lors du travail du bois.

Effets respiratoires hors effet cancérogène et facteurs déterminant les niveaux d’exposition aux poussières de bois. A propos d’une étude dans 19 entreprises en Haute-Savoie.

Magali COUSTY-BUU

Thèse de Médecine, Université Joseph Fourier Grenoble 1, 2004

Equipe Médecine et Santé au Travail

 

 

 

 

 

Résumé 

 

 

Un récent décret fixe la valeur limite d'exposition aux poussières de bois à 1 mg/m3. Notre étude porte sur les pathologies respiratoires hors cancer lié à cette exposition. Elle met en évidence une relation dose effet entre cette dernière et l'altération de la fonction respiratoire. Elle montre que la limite légale ne prévient ni cette altération ni l'asthme professionnel.

 

Une étude de terrain réalisée auprès de 90 salariés dans 19 menuiseries de Haute-Savoie mesure les niveaux d'exposition dans les menuiseries artisanales, industrielles et dans les fabriques de chalets. Leur moyenne géométrique s'établit respectivement à 1,44 (n=42); 0,39 (n=17) et 0,79 mg/m3 (n=31). Elle met en évidence des pratiques responsables d'une augmentation significative des niveaux d'exposition : le ponçage, le temps d'usinage, le stockage des poussières fines dans l'atelier, le recyclage de l'air et l'utilisation de la soufflette. Ces résultats ont permis d'établir un questionnaire d'évaluation.